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MUSIK
(Anglais)

Gwen: Voix, traduction, correction et inspiration
Oliver: Traduction
Vincent: Clarinette
Eduardo: Batterie
Lili: Violoncelle
Mabit: Texte, basse fretless, guitares, vibraphone, piano, table de mixage et microphones de contact

OR:

Any common or garden effort towards simplification is
pointless, fruitless if the energy therein is consumed in
tears and cyclic actions. The moon sinks within my
unprocessed inner being, the moon violates any consideration
I place in my gaze, for the night was made by an absentee
third party. The moon despises me because I am not gifted
enough, not pleasant enough. Look at me and tell me what you
think. Acknowledge me and keep your lenient opinion to
yourself, I don't wanna hear any more of you and your
reptile's lies, of you and your unscrupulous dreams, of you
and your empty idle memories, you homemade cardboard box. I
am not insane. The world was ill-made, the personal rage it
implies is but a tiny spot in History, this chain of events
resulting but from a merely self-rewarding criterion.
All of what you dare call reality is but a riddle that does
not puzzle me, a hidden hell, a frustrated projection, an
aborted move, a smothered sigh, a European glance already
emptied by lack of tenderness. I wish you death, I hate you,
I devalue you, I under esteem you, I thank you for
existing because with that ignorance of yours and of those
of your like, I can confirm the superiority of the
intelligence of the strong and visionary sick person I am.

I scream, even if everyone's deaf I scream, I vomit even if
all the streets are clean, I trespass on all your boundaries
even if you keep on being so limited, I understand the truth
of monks, of clochards, of lunatics, of barristers,
philosophers and quacks, because I am already beyond all
these human games.

I love calling people eejits because they're always playing
cards or chess, thinking their lives are simple and
forgiving them selves for making a shit out of it.

People find a partner, they have nothing else to do than have children, than to bring misery into the world and to fill this space with painful and circular lives like yours, like mine, like theirs. I spit at you, even at my parents for having begotten me and taught me all these habits, habits that civilised humans beings have, and formatted by artificial means.

I eat and eat, without ever stopping, and yet I cannot swallow, I do not watch T.V like a retard, I do not buy cars, because the only thing that interests me is to chant the apocalypse, in red, in black, in blue, in black, in orange and white...

The end of the world is me and my unquiet spirit’s sublime. I am the voice that warns you to obey, that will conquer your peaceful and unnecessary existence. Life belongs to powerful girls, who are capable of killing the masculine root of terrestrial vice.

Down with men, down with animals, down with love, down with origins, down with religions, down with wars, down with peace, down with hippies, down with lesbians, down with politicians, down with people, down with nature, down with civilisation, down with Americans, down with bitches, down with commerce, down with gratuitousness, down with money, down with moaners, down with anarchists, down with punks, down with snobs, down with the rich, down with the poor, down with pink shirts, down with blue stockings, down with bleu-jeans, down with athletes, down with pretty girls, down with sex, down with smooth-talkers, down with the stupid, down with intellectuals, down with geniuses, down with girls that sing, down with composers of electro-acoustic vibe, down with artists, down with people who do nothing with theirs lives, down with my mother, down with my father, down with flutes, down with guitars and all the druggies that play them, down with ball-point pens, down with pencil sharpeners, down with VIP, down with flea-bitten, down with the Sorbonne, down with Oxford, Harvard, down with chauvinist, down with the content, down with the depressed, down with differences, down with resemblances, down with switches, down with machines, down with life, down with life...

But the music is the only thing that has the right to breathe on earth...

FR:

Tout effort banal de simplification est inutile, même stérile si l’énergie qui est dedans se consomme en larmes et en actions cycliques. La lune s’enfonce dans mon intérieur non traité, la lune viole toute la considération que je mets dans le regard, car la nuit a été faite par un tiers qui n’est pas présent. La lune me méprise parce que je ne suis pas assez douée, assez agréable. Regardes-moi et dis-moi ce que tu penses. Acceptes-moi et gardes pour toi ton avis indulgent, je ne veut plus savoir de toi et tes mensonges de reptile, de toi et de tes rêves sans scrupules, de toi et tes souvenirs vides de vacant, espèce de boîte en carton faite maison. Je ne suis pas démente. Le monde a été mal fait, la rage personnelle que cela implique n’est qu’un point minuscule dans l’histoire, cet enchaînement de faits fait en fonction d’un critère purement valorisant.
Tout ce que tu oses appeler réalité n’est qu’une énigme qui ne m’intrigue pas, un enfer caché, une projection frustrée, un mouvement raté, un soupire étouffé, un regard européen déjà vidé par le manque de tendresse. Je te souhaite la mort, je te hais, je te dévalorise, je te sous-estime, je te remercie d’exister parce qu'avec ton ignorance et celle de tous les gens qui sont comme toi je peux confirmer mon intelligence supérieure de malade visionnaire et fort.
Je crie, même si tout le monde est sourd je crie, je vomi même si toutes les rues sont propres, je dépasse toutes vos frontières même si vous continuez à être limités, je comprends la vérité des moines, celle des clochards, celle des fous enfermés, celle des avocats, celle des philosophes, celle des charlatans parce que je suis déjà au-delà de tous ces jeux d’être humain.
J’adore traiter les gens d’imbéciles parce qu’ils sont toujours en train de jouer aux cartes, aux échecs, en croyant que leurs vies sont simples et en se pardonnant le fait d’en faire une merde.
Les personnes se marient, ils n’ont rien d’autre à faire qu’avoir des enfants, que mener la misère au monde et que remplir cet espace d’existences pénibles et circulaires comme la tienne, comme la mienne, comme la leur. Je vous emmerde tous, même mes parents pour m’avoir donné la vie et m’avoir appris toutes ces habitudes-là, des habitudes d’être humain civilisé et normé par des règles artificielles.
Je mange et mange, sans pouvoir m’arrêter, mais je n’avale rien, je ne regarde pas la télévision comme un débile, je n’achète pas des voitures, parce que la seule chose qui m’intéresse faire c’est de pouvoir vous chanter l’apocalypse, en rouge, en noir, en bleu, en orange, en blanc…

La fin du monde c’est moi et mon esprit inquiet et sublime.
Je suis la voix qui te commande, celle qui va conquérir ton existence paisible et non nécessaire.
La vie appartient aux filles puissantes, qui sont capables de tuer l’origine masculine du vice terrestre.
A Bas les hommes, à bas les animaux, à bas l’amour, à bas les origines, à bas les religions, à bas les guerres, à bas la paix, à bas les hippies, à bas les lesbiennes, à bas les hommes politiques, à bas les peuples, à bas la nature, à bas la civilisation, à bas les américains, à bas les putes, à bas le commerce, à bas la gratuité, à bas l’argent, à bas les râleurs, à bas les anarchistes, à bas les punks, à bas les snobs, à bas les riches, à bas les pauvres, à bas les chemises roses, à bas les pantalons bleus, à bas les blues jeans, à bas les sports, à bas les jolies filles, à bas le sexe, à bas les dragueurs, à bas les stupides, à bas les intellectuels, à bas les génies, à bas les filles qui chantent, à bas les compositeurs de musique électro-acoustique, à bas les artistes, à bas les personnes qui ne font rien de leurs vies, à bas ma mère, à bas mon père, à bas les flûtes, à bas les guitares et tous les drogués qui en jouent, à bas les stylos, à bas les taille-crayons, à bas les « vip », à bas les pouilleux, à bas la Sorbonne, à bas oxford, Harvard, à bas les chauvins, à bas les gens heureux, à bas les dépressifs, à bas les différences, à bas les ressemblances, à bas les boutons, à bas les machines, à bas la vie, à bas la vie…
Mais la musique, la musique est la seule chose qui a le droit de respirer…

ES:

Toso esfuerzo banal de simplificación es inútil, incluso estéril si la energía que esta adentro se consume en lagrimas y en acciones cíclicas. La luna se hunde en mi interior no-tratado, la luna viola toda la consideración que pongo en la mirada porque la noche fue hecha por un tercero que no esta presente. La luna me desprecia porque no soy suficientemente dotado, bastante agradable. Mírame y dime lo que piensas. Acéptame y ahórrate tu opinión indulgente, no quiero saber mas de ti y tus mentiras de reptil, de ti y de tus sueños sin escrúpulo, de ti y de tus recuerdos vacíos de ocioso, pedazo de caja de cartón hecho en casa. No soy demente. El mundo ha sido mal hecho, la rabia personal que aquello implica no es más que un punto minúsculo en la historia, este encadenamiento de hechos hecho en función de un criterio meramente valorizador.

Todo aquello que osas llamar realidad no es mas que un enigma que no me intriga, un infiero escondido, una proyección frustrada, un movimiento en falso, un suspiro asfixiado, una mirada europea ya vaciada por la falta de ternura. Yo te deseo la muerte, te odio, te desvalorizo, te subestimo, te agradezco tu existencia porque con tu ignorancia y aquella de toda la gente que es como tu puedo confirmar mi inteligencia superior de enferma visionaria y fuerte.

Yo grito, aunque todos sean sordos yo grito, yo vomito aunque todas las calles estén limpias, yo supero todas vuestras fronteras incluso si continuáis siendo limitados, yo comprendo la verdad de los monjes, la de los vagabundos, la de los locos encerrados, la de los abogados, la de los filósofos, la de los charlatanes porque ya estoy mas allá de todos esos juegos de ser humano.

Me encanta tratar a la gente de imbécil porque siempre están jugando a los naipes, ajedrez, creyendo que sus vidas son simples y perdonándose el hecho de hacer una mierda de esta. Las personas se casan, no tienen nada mas que hacer a parte de tener hijos, que traer la miseria al mundo y llenar este espacio de existencias penosas y circulares como la tuya, la mía, la de ellos. Yo me cago en todos, incluso en mis padres por haberme dado la vida y haberme ensenado todas esas costumbres, costumbres de ser humano civilizado y normado por reglas artificiales.

Yo como y como, sin poder parar, pero no trago nada, no miro la televisión como un tarado, no compro automóviles, porque lo único que me interesa es poder cantar el Apocalipsis, en rojo, negro, azul, naranjo, en blanco...

El fin del mundo soy yo y mi espíritu inquieto y sublime. Soy la voz que te manda, la que va a conquistar tu existencia pacifica y no necesaria. La vida pertenece a las mujeres potentes, que son capaces de eliminar el origen masculino del vicio terrestre.

A bajo los hombres, a bao los animales, abajo el amor, abajo los orígenes, abajo las religiones, abajo las guerras, abajo la paz, abajo los hippies, abajo las lesbianas, abajo los políticos, abajo los pueblos, abajo la naturaleza, abajo la civilización, abajo los norte americanos, abajo las putas, abajo el comercio, abajo lo gratuito, abajo el dinero, abajo los quejones, abajo los anarquistas, abajo los punks, abajo los esnobs, abajo los ricos, abajo los pobres, abajo las camisas rosadas, abajo los pantalones azules, abajo los blue jeans, abajo los deportes, abajo las muchachas guapas, abajo el sexo, abajo los jotes, abajo los estúpidos, abajo los intelectuales, abajo los genios, abajo las mujeres que cantan, abajo los compositores de música electro acústica, abajo los artistas, abajo las personas que no hacen nada de sus vidas, abajo mi madre, abajo mi padre, abajo las flautas, abajo las guitarras y tofos los drogados que la tocan, abajo los lápiz pasta, abajo los sacapuntas, abajo los VIP, abajo los piojentos, abajo la Sorbonne, abajo Oxford, abajo Harvard, abajo los patriotas, abajo los felices, abajo los depresivos, abajo las diferencias, abajo las semejanzas, abajo los botones, abajo las maquinas, abajo la vida, abajo la vida...

Pero la música es la única que tiene el derecho de respirar sobre la faz de la tierra...

[PLAY]